Kulturagentinnen und Kulturagenten Schweiz

Parmi les 750 propositions réalisées par les élèves du centre scolaire TASH (Tavel, Alterswil, Saint-Antoine, Heitenried), quatre dessins lauréats ont servi de point de départ pour quatre ateliers menés par quatre artistes différents. 

Les motifs retenus – un fantôme, un chapeau parlant, un lion et un être fantastique, des éléments porteurs de sens et de valeurs – ont constitué la base de la conception des ateliers qui ont duré de 3 à 4 jours. L’objectif : permettre à tous et toutes les élèves de participer, durant deux périodes de cours (soit la durée de 1h40) à la création d’une œuvre collective révélant la nouvelle mascotte de leur école.

Franz Brülhart, un artiste fribourgeois expérimenté dans l’animation d’ateliers, a invité les élèves de l’école de Tavel à réaliser un vaste paysage coloré et accompagné de deux tableaux-ciel. Adaptant son approche aux compétences des enfants, il a mené simultanément deux ateliers dans le foyer et l’aula de l’école, en accueillant jusqu’à 80 élèves à la fois.

À Heitenried, l’illustratrice bernoise Andrea Peter a proposé aux élèves d’imaginer leur propre « être fantastique » et de l’intégrer dans une grande fresque murale réalisée sur le terrain de jeu. Un univers expressif, composé d’animaux, de plantes, de formes bizarres et d’autres petites surprises, nous invite à l’exploration, quitte à se perdre dans cet univers extraordinaire.

Niklaus Wenger, dont le travail se situe à la croisée de la sculpture et de l’installation, a donné corps aux quatre mascottes. Les élèves ont été amené.e.s à enduire de mortier, gonfler d’air et peindre des formes en feutre pré-confectionnées. Assemblées les unes sur les autres, à la manière des Musiciens de Brême, elles formeront une sculpture monumentale qui sera visible à Saint-Antoine.

Le graffeur soleurois Toby Gehri a mis son expertise du street art au service d’une fresque de 16 mètres de long, une œuvre réunissant les noms – ou pseudonymes – de tous les élèves de l’école de Alterswil, sous l’égide d’un lion courageux. Les participant.e.s furent ainsi initié.e.s à une pratique souvent perçue comme subversive et ont pu en expérimenter sa force. 

Les artistes ont relevé un défi de taille : transmettre une partie de leur savoir-faire, proposer des activités adaptées à tous les âges, créer une œuvre collective intégrant la mascotte de chaque école et accompagner l’ensemble du processus de création. Les «produits» réjouissants issus de ces journées intenses n’auraient pas été possibles sans l’engagement précieux du groupe culturel (Stephan Brülhart, Nathalie Carrel, Karin Dach, Benjamin Zurrón,) de la direction des écoles ainsi que des enseignantes et enseignants sans oublier les parents des élèves.